Cette étude recense les défaillances d’entreprises (redressements et liquidations judiciaires) dans les cinq activités de l’après-vente automobile, du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026, et les compare aux douze mois précédents. Elle complète le baromètre national des défaillances d’entreprises, qui couvre tous les secteurs sur la même période.
Chiffres clés
- 1 511 entreprises de l’après-vente automobile ont connu une défaillance entre octobre 2025 et septembre 2026, contre 1 409 entre octobre 2024 et septembre 2025. Évolution : +7,2 %, une hausse portée par la période d’avril à juin 2026. Pour l’ensemble des entreprises, tous secteurs confondus, notre comptage donne 71 355 défaillances sur la même période, en hausse de 4,1 %.
- 109,4 défaillances pour 10 000 entreprises en activité dans l’après-vente automobile : 1 510 défaillances pour 138 039 entreprises en activité (les 1 511 défaillances moins celle d’une association, exclue du calcul du taux). Pour l’ensemble des entreprises, le taux est de 53,7 pour 10 000. Les jugements publiés sans numéro SIREN, surtout des entrepreneurs individuels, ne sont pas rattachés à une activité : ce taux est donc probablement sous-estimé. Si l’après-vente comptait la même part de jugements sans SIREN que l’ensemble des défaillances (6 %), il serait d’environ 116 pour 10 000 (hypothèse).
- Les garages représentent 80 % des défaillances de l’après-vente : 1 203 défaillances de garages entre octobre 2025 et septembre 2026, contre 1 096 un an plus tôt. Évolution : +9,8 %.
- La hausse est portée par la période d’avril à juin 2026 : 430 défaillances dans l’après-vente automobile d’avril à juin 2026, contre 351 d’avril à juin 2025 (+22,5 %). De juillet à septembre 2026, la hausse est de 5,7 % (332 contre 314), un écart qui reste dans la marge de variation habituelle.
- 28 % des sociétés défaillantes d’au moins 3 ans dont les fonds propres sont connus (95 sur 339) avaient des fonds propres négatifs, contre 12 % des sociétés en activité à millésime de comptes comparable.
Comment lire cette étude
- Défaillance : ouverture d’un redressement judiciaire ou d’une liquidation judiciaire, à la date du jugement. Définition de la Banque de France, avec quatre différences d’application (voir la note de méthode).
- Période étudiée : du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026 (douze mois).
- Période de comparaison : du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025 (les douze mois précédents).
- Évolution : variation, en pourcentage, du nombre de défaillances de la période étudiée par rapport à la période de comparaison.
- Après-vente automobile : ensemble de cinq activités, définies par leur code d’activité INSEE (code APE) :
- entretien et réparation de véhicules automobiles légers, carrosserie comprise (45.20A), appelés « garages » dans cette étude ;
- entretien et réparation d’autres véhicules automobiles, par exemple poids lourds (45.20B) ;
- commerce de gros d’équipements automobiles (45.31Z) ;
- commerce de détail d’équipements automobiles (45.32Z) ;
- contrôle technique automobile (71.20A).
- Entreprise : toute unité inscrite au répertoire Sirene (sociétés, entrepreneurs individuels, associations). Société : entreprise constituée en société (SARL, SAS, etc.) ; seules les sociétés publient des comptes.
- Liquidation directe : le tribunal prononce la liquidation dès le premier jugement, sans période de redressement.
- Taux pour 10 000 : nombre de défaillances de la période étudiée, divisé par le nombre d’entreprises en activité de la même activité (et de la même région ou du même département dans les tableaux géographiques), puis multiplié par 10 000. Les associations, organismes publics et sociétés civiles sont exclus des deux termes.
- Seuil de 20 : l’évolution n’est pas calculée si l’une des deux périodes compte moins de 20 défaillances ; le taux n’est pas calculé si la période étudiée en compte moins de 20.
- Aléa statistique : d’une année sur l’autre, le nombre de défaillances varie aussi par hasard. Sur environ 1 500 cas, une hausse de 7 % reste dans la marge de variation habituelle ; seule la hausse d’avril à juin 2026 (+22,5 %) va nettement au-delà. Les évolutions qui portent sur quelques dizaines de cas (départements, trimestres) appellent la même prudence.
1. Défaillances par activité
| Activité (code APE) | Défaillances d’octobre 2025 à septembre 2026 | Défaillances d’octobre 2024 à septembre 2025 | Évolution | Défaillances pour 10 000 entreprises en activité | Part des liquidations directes |
|---|---|---|---|---|---|
| Entretien et réparation de véhicules légers, garages (45.20A) | 1 203 | 1 096 | +9,8 % | 109,0 | 64 % |
| Commerce de détail d’équipements automobiles (45.32Z) | 170 | 161 | +5,6 % | 143,1 | 71 % |
| Commerce de gros d’équipements automobiles (45.31Z) | 74 | 82 | -9,8 % | 127,0 | 76 % |
| Contrôle technique automobile (71.20A) | 37 | 40 | -7,5 % | 56,3 | 43 % |
| Entretien et réparation d’autres véhicules (45.20B) | 27 | 30 | -10,0 % | 77,4 | 63 % |
| Total après-vente automobile (somme des cinq lignes ci-dessus) | 1 511 | 1 409 | +7,2 % | 109,4 | 65 % |
Pour comparaison, hors après-vente :
| Activité (code APE) | Défaillances d’octobre 2025 à septembre 2026 | Défaillances d’octobre 2024 à septembre 2025 | Évolution | Défaillances pour 10 000 entreprises en activité | Part des liquidations directes |
|---|---|---|---|---|---|
| Vente de véhicules automobiles (45.11Z et 45.19Z) | 1 379 | 1 265 | +9,0 % | 139,1 | 75 % |
| Commerce et réparation de motocycles (45.40Z) | 133 | 150 | -11,3 % | 140,2 | 78 % |
| Après-vente automobile en ajoutant les motocycles | 1 644 | 1 559 | +5,5 % | 111,4 | 66 % |
Lecture :
- Le contrôle technique présente un taux de défaillance (56,3 pour 10 000) proche de celui de l’ensemble des entreprises (53,7).
- La vente de véhicules présente un taux de défaillance plus élevé que l’après-vente : 139,1 pour 10 000, contre 109,4. La part des liquidations directes y est de 75 %, contre 65 % dans l’après-vente.
- Les motocycles sont traités à part, car le code 45.40Z mélange vente et réparation. Le dépannage-remorquage n’est pas isolable : son code (52.21Z) regroupe aussi les parkings, les gares routières et les autoroutes à péage.
Défaillances pour 10 000 entreprises en activité, par activité, d'octobre 2025 à septembre 2026
Cinq activités de l'après-vente automobile, leur total, et la vente de véhicules pour comparaison
Vente de véhicules : codes 45.11Z et 45.19Z, hors après-vente. Ligne rouge : ensemble des entreprises, tous secteurs confondus (53,7 pour 10 000).
| Activité | Pour 10 000 entreprises | Défaillances |
|---|---|---|
| Commerce de détail d'équipements (45.32Z) | 143,1 | 170 |
| Vente de véhicules (comparaison) (45.11Z et 45.19Z) | 139,1 | 1 379 |
| Commerce de gros d'équipements (45.31Z) | 127,0 | 74 |
| Total après-vente automobile | 109,4 | 1 511 |
| Garages (véhicules légers) (45.20A) | 109,0 | 1 203 |
| Réparation d'autres véhicules (45.20B) | 77,4 | 27 |
| Contrôle technique automobile (71.20A) | 56,3 | 37 |
2. Évolution trimestre par trimestre
Chaque trimestre de la période étudiée est comparé au même trimestre un an plus tôt.
Défaillances dans l'après-vente automobile, mois par mois
Nombre de défaillances par mois, cinq activités de l'après-vente automobile, octobre 2025 à septembre 2026
Août correspond à la période des vacations judiciaires. Septembre 2026 : une petite partie des jugements, publiés tardivement, n'est pas encore incluse.
| Période | Défaillances |
|---|---|
| oct. 2025 | 114 |
| nov. 2025 | 138 |
| déc. 2025 | 120 |
| janv. 2026 | 118 |
| févr. 2026 | 127 |
| mars 2026 | 132 |
| avr. 2026 | 134 |
| mai 2026 | 136 |
| juin 2026 | 160 |
| juil. 2026 | 127 |
| août 2026 | 31 |
| sept. 2026 | 174 |
Après-vente automobile (les cinq activités)
| Trimestre | Défaillances sur ce trimestre | Défaillances sur le même trimestre un an plus tôt | Évolution |
|---|---|---|---|
| Octobre à décembre 2025 (comparé à octobre à décembre 2024) | 372 | 370 | +0,5 % |
| Janvier à mars 2026 (comparé à janvier à mars 2025) | 377 | 374 | +0,8 % |
| Avril à juin 2026 (comparé à avril à juin 2025) | 430 | 351 | +22,5 % |
| Juillet à septembre 2026 (comparé à juillet à septembre 2025) | 332 | 314 | +5,7 % |
Garages seuls (45.20A)
| Trimestre | Défaillances sur ce trimestre | Défaillances sur le même trimestre un an plus tôt | Évolution |
|---|---|---|---|
| Octobre à décembre 2025 | 293 | 280 | +4,6 % |
| Janvier à mars 2026 | 302 | 296 | +2,0 % |
| Avril à juin 2026 | 342 | 273 | +25,3 % |
| Juillet à septembre 2026 | 266 | 247 | +7,7 % |
Vente de véhicules (45.11Z et 45.19Z), pour comparaison
| Trimestre | Défaillances sur ce trimestre | Défaillances sur le même trimestre un an plus tôt | Évolution |
|---|---|---|---|
| Octobre à décembre 2025 | 357 | 319 | +11,9 % |
| Janvier à mars 2026 | 374 | 317 | +18,0 % |
| Avril à juin 2026 | 378 | 353 | +7,1 % |
| Juillet à septembre 2026 | 270 | 276 | -2,2 % |
Lecture :
- Dans l’après-vente, les défaillances sont stables d’octobre 2025 à mars 2026 (+0,5 % puis +0,8 %), augmentent de 22,5 % d’avril à juin 2026, puis de 5,7 % de juillet à septembre 2026. Seule la hausse d’avril à juin dépasse nettement la marge de variation habituelle.
- Juin 2026 est le mois où la hausse sur un an est la plus forte : 160 défaillances, contre 107 en juin 2025 (+49,5 %). Septembre 2026 compte 174 défaillances.
- Dans la vente de véhicules, la hausse est de 11,9 % d’octobre à décembre 2025 et de 18,0 % de janvier à mars 2026, puis de 7,1 % d’avril à juin 2026 ; de juillet à septembre 2026, le nombre est de 270, contre 276 un an plus tôt (-2,2 %).
- Août 2026 compte 31 défaillances (37 en août 2025), période des vacations judiciaires ; septembre 2026 en compte 174.
Défaillances dans l'après-vente automobile par trimestre, d'octobre 2025 à septembre 2026, comparées au même trimestre un an plus tôt
Nombre de défaillances, cinq activités de l'après-vente automobile
| Trimestre | Octobre 2025 à septembre 2026 | Même trimestre un an plus tôt |
|---|---|---|
| Octobre à décembre | 372 | 370 |
| Janvier à mars | 377 | 374 |
| Avril à juin | 430 | 351 |
| Juillet à septembre | 332 | 314 |
3. Défaillances par région
Après-vente automobile (les cinq activités). La région est celle du siège de l’entreprise. Régions comptant au moins 100 défaillances sur la période étudiée, par ordre alphabétique.
| Région | Défaillances d’octobre 2025 à septembre 2026 | Défaillances d’octobre 2024 à septembre 2025 | Évolution | Défaillances pour 10 000 entreprises de l’après-vente en activité dans la région |
|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 211 | 185 | +14,1 % | 112,0 |
| Grand Est | 129 | 125 | +3,2 % | 109,5 |
| Hauts-de-France | 132 | 123 | +7,3 % | 131,9 |
| Île-de-France | 275 | 231 | +19,0 % | 148,1 |
| Nouvelle-Aquitaine | 146 | 127 | +15,0 % | 113,9 |
| Occitanie | 143 | 138 | +3,6 % | 98,2 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 132 | 141 | -6,4 % | 93,1 |
Les autres régions peuvent être calculées à partir du fichier CSV téléchargeable, qui contient une ligne par défaillance. Deux défaillances concernent un siège non localisé (siège hors de France ou adresse non renseignée au répertoire) : elles sont comptabilisées dans le total national, mais dans aucune région.
Lecture :
- Sur la hausse de 102 défaillances dans l’après-vente au niveau national (1 511 contre 1 409), 44 proviennent de l’Île-de-France (275 contre 231).
- Pour les seuls garages, l’Île-de-France passe de 174 à 221 défaillances (+27,0 %), soit 155,7 défaillances pour 10 000 garages en activité dans la région.
Défaillances pour 10 000 entreprises de l'après-vente en activité, par région, d'octobre 2025 à septembre 2026
Régions comptant au moins 20 défaillances dans l'après-vente automobile sur la période
Région du siège. Ligne rouge : ensemble des entreprises, tous secteurs confondus (53,7 pour 10 000).
| Activité | Pour 10 000 entreprises | Défaillances |
|---|---|---|
| Île-de-France | 148,1 | 275 |
| La Réunion | 144,1 | 34 |
| Hauts-de-France | 131,9 | 132 |
| Nouvelle-Aquitaine | 113,9 | 146 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 112,0 | 211 |
| Grand Est | 109,5 | 129 |
| Guadeloupe | 107,6 | 21 |
| Bretagne | 105,5 | 52 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 101,3 | 64 |
| Occitanie | 98,2 | 143 |
| Normandie | 97,0 | 58 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 93,1 | 132 |
| Centre-Val de Loire | 86,2 | 43 |
| Pays de la Loire | 82,9 | 51 |
4. Défaillances par département
- Seine-et-Marne : 70 défaillances dans l’après-vente automobile entre octobre 2025 et septembre 2026, soit 230,9 pour 10 000 entreprises de l’après-vente en activité dans le département. Le département en comptait déjà 67 un an plus tôt (+4,5 %, un écart qui reste dans la marge de variation habituelle) ; le niveau du taux, nettement supérieur à celui de l’après-vente (109,4), est le constat solide. Les 65 sociétés concernées ont leur siège dans plus de 40 communes différentes, et aucune commune n’en compte plus de 5.
- Nord : 58 défaillances. Bouches-du-Rhône : 57 défaillances.
- Gironde et Isère : chacune 46 défaillances, contre 26 un an plus tôt.
- La Réunion : 34 défaillances, soit 144,1 pour 10 000 entreprises de l’après-vente en activité.
- 28 départements comptent au moins 20 défaillances sur la période étudiée : leur taux est calculé. Leur évolution n’est calculée que pour les 20 départements qui en comptaient aussi au moins 20 sur la période de comparaison. Les autres départements peuvent être calculés à partir du fichier CSV téléchargeable ; leur évolution et leur taux ne sont pas commentés.
5. Profil des entreprises qui ont connu une défaillance
- Forme juridique : sur 1 511 défaillances dans l’après-vente, 1 382 concernent des sociétés, 128 des entrepreneurs individuels et 1 une association. Les jugements publiés sans numéro SIREN, qui concernent surtout des entrepreneurs individuels, ne sont pas comptés. Pour les seules sociétés, le taux est de 178,9 défaillances pour 10 000 sociétés de l’après-vente en activité (1 382 sur 77 248).
- Âge de l’entreprise : 24,0 % des sociétés ayant connu une défaillance avaient moins de 3 ans au jour du jugement (332 sur 1 382), contre 19,9 % des sociétés de l’après-vente en activité (15 352 sur 77 248) : les sociétés de moins de 3 ans sont plus représentées parmi les défaillances que parmi les sociétés en activité. La comparaison porte sur les seules sociétés, car les entrepreneurs individuels sont sous-comptés parmi les défaillances (jugements sans SIREN).
- Nombre de salariés, selon le dernier effectif connu (2024) : 82 entreprises n’avaient aucun salarié, 788 de 1 à 9 salariés, 36 de 10 à 49 salariés et 4 au moins 50 salariés. Le nombre de salariés n’est pas connu pour 601 entreprises. Au total, ces défaillances concernent entre 2 541 et 4 595 salariés.
6. Situation financière des sociétés avant leur défaillance
Champ : sociétés d’au moins trois ans. Parmi les 1 050 sociétés de l’après-vente d’au moins trois ans ayant connu une défaillance, 363 avaient publié des comptes avant le jugement : ce sont les sociétés dont les comptes sont connus. Pour 260 de ces 363 sociétés, les derniers comptes publiés avaient été clos deux ans ou plus avant le jugement ; seules 103 avaient des comptes clos moins de deux ans avant.
Les comptes des sociétés défaillantes sont donc souvent plus anciens que ceux des sociétés en activité. Pour comparer des comptes de même âge, la part des sociétés en activité est recalculée en attribuant à chaque année de clôture le même poids que chez les sociétés défaillantes (millésime de comptes comparable).
| Indicateur | Sociétés de l’après-vente qui ont connu une défaillance | Sociétés de l’après-vente en activité, à millésime de comptes comparable | Sociétés de l’après-vente en activité, derniers comptes connus |
|---|---|---|---|
| Part des sociétés en perte (résultat net négatif) | 39 % (139 sur 356) | 23,4 % | 19,9 % (5 037 sur 25 290) |
| Part des sociétés à fonds propres négatifs | 28 % (95 sur 339) | 12,4 % | 9,7 % (2 372 sur 24 527) |
Les effectifs varient selon l’indicateur : parmi les 363 sociétés dont les comptes sont connus, 356 ont un résultat net renseigné et 339 ont des fonds propres renseignés.
Situation financière avant défaillance : sociétés défaillantes d'octobre 2025 à septembre 2026 et sociétés en activité
Part des sociétés de l'après-vente automobile en perte et à fonds propres négatifs, sociétés d'au moins trois ans dont les comptes sont connus
Défaillantes : 139 sur 356 en perte, 95 sur 339 à fonds propres négatifs.
| Indicateur | Sociétés qui ont connu une défaillance | Sociétés en activité, millésime comparable |
|---|---|---|
| Sociétés en perte | 39 % | 23,4 % |
| Fonds propres négatifs | 28 % | 12,4 % |
- Chiffre d’affaires médian des sociétés défaillantes : 220 000 €, calculé sur les 227 sociétés dont le chiffre d’affaires est publié (il ne l’est ni pour les comptes confidentiels, ni lorsque la rubrique n’est pas renseignée). Pour les sociétés en activité, il est de 309 000 € (13 556 sociétés), sur des comptes en moyenne plus récents.
- Comptes confidentiels : 34 % des sociétés défaillantes dont les comptes sont connus avaient choisi de garder leur compte de résultat confidentiel (124 sur 363).
7. Âge du dirigeant
- 9,4 % des entreprises de l’après-vente ayant connu une défaillance étaient dirigées par une personne de 60 ans ou plus (133 sur les 1 409 entreprises défaillantes de la période étudiée dont le dirigeant est connu, âge au jour du jugement).
- Parmi les entreprises de l’après-vente en activité, cette part est de 13,9 % (16 467 sur 118 051, âge à la date du calcul). Les entreprises défaillantes étaient donc moins souvent dirigées par une personne de 60 ans ou plus que les entreprises en activité.
- 39,7 % des dirigeants des entreprises défaillantes avaient moins de 40 ans (559 sur 1 409), contre 38,7 % des dirigeants des entreprises en activité (45 714 sur 118 051) : aucun écart notable.
Données téléchargeables
Le fichier CSV contient une ligne par défaillance, sur les deux périodes, avec le lien vers l’annonce du BODACC, la date et le type de jugement, l’activité, le département, la forme de l’entreprise, son âge, sa tranche de salariés, ses derniers comptes publiés avant le jugement et la tranche d’âge de son dirigeant. Il permet de refaire les calculs de cette étude. Séparateur : point-virgule ; encodage UTF-8.
Note de méthode
- Sources : jugements publiés au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales) ; répertoire Sirene de l’INSEE (activité, adresse du siège, nombre de salariés, date de création) ; comptes annuels déposés au registre national des entreprises (INPI) ; dirigeants déclarés au registre national des entreprises.
- Sont comptés comme défaillances : l’ouverture d’un redressement judiciaire ; l’ouverture directe d’une liquidation judiciaire ; un redressement ou une liquidation ouvert après l’échec d’un plan de sauvegarde ou de redressement, ou une liquidation prononcée plus de 18 mois après un redressement en l’absence de plan publié (durée maximale de la période d’observation) ; la conversion d’une procédure de sauvegarde en redressement ou en liquidation. Les procédures de sauvegarde et le passage d’un redressement à une liquidation (même défaillance, déjà comptée à l’ouverture du redressement) ne sont pas comptés.
- Quatre différences d’application avec la Banque de France : (1) les jugements publiés sans numéro SIREN (6 % du total national) ne sont pas rattachés à une activité et sont exclus des chiffres par activité ; (2) une liquidation prononcée plus de 18 mois après un redressement sans plan publié est comptée comme une nouvelle défaillance : c’est le cas de 7 des 57 ouvertures après échec d’un plan de la période étudiée (6 sur 46 un an plus tôt) ; (3) les extensions de procédure à une autre entreprise ne sont pas comptées ; (4) l’activité est le code APE actuel, et non celui du jour du jugement. Ordre de grandeur : la première différence peut réduire les chiffres par activité jusqu’à 6 % ; les deuxième et quatrième modifient les chiffres de moins de 1 % ; l’effet de la troisième n’est pas chiffré.
- Doublons : un second jugement de la même entreprise intervenu moins de 90 jours après le premier n’est pas compté (même défaillance publiée deux fois).
- Total national : 71 355 est notre comptage, avec la même méthode que cette étude, sur l’ensemble des jugements publiés au BODACC. Ce chiffre ne correspond pas à celui publié par la Banque de France, qui peut différer.
- Taux national et taux par activité : le taux national (53,7 pour 10 000) inclut les jugements publiés sans numéro SIREN (6 % du total national, surtout des entrepreneurs individuels), qui ne peuvent pas être rattachés à une activité. Les taux par activité ne les incluent pas. La comparaison entre ces deux taux doit donc être faite avec prudence, et les taux par activité sont probablement sous-estimés : avec la même part de jugements sans SIREN que l’ensemble (6 %), le taux de l’après-vente serait d’environ 116 pour 10 000 (hypothèse).
- Entreprises en activité : un seul stock, celui du 29 octobre 2026, date du calcul, sert pour tous les taux et toutes les comparaisons. Les jugements ont été extraits le 27 octobre 2026. Le répertoire Sirene compte comme en activité toutes les unités non cessées, y compris certaines sans activité économique réelle : ce nombre est supérieur au décompte de l’INSEE. Les taux ne sont donc pas comparables à un taux officiel, mais restent comparables à notre taux national, construit de la même façon. Le stock retenu ne comprend que les entreprises encore en activité, ce qui exclut celles disparues pendant la période (biais de survie, de même sens pour les deux périodes).
- Activité : code APE actuel de l’entreprise, au siège. Sur les sociétés défaillantes vérifiées, moins de 1 % ont changé de code APE entre le jugement et l’extraction. Chaque entreprise est classée selon son activité principale : un concessionnaire (vente de véhicules) qui réalise une part importante de son activité en atelier n’est pas compté dans l’après-vente.
- Comptes : seuls les comptes publiés avant le jugement sont retenus. Pour les sociétés dont les comptes sont confidentiels, seul le compte de résultat est confidentiel : le résultat net et les fonds propres sont lus au bilan, qui est public.
- Dirigeant : personne physique la plus haut placée parmi les dirigeants actuellement déclarés : d’abord les rôles de direction (entrepreneur individuel, président, gérant, directeur général ou délégué, membre du directoire), à défaut les associés et membres de conseil (administrateur, conseil de surveillance). Ne sont jamais retenus : les commissaires aux comptes et contrôleurs, les liquidateurs et mandataires de justice, les titulaires d’un pouvoir d’engager, les représentants d’une société étrangère, les mandataires fiscaux, les indivisaires et les rôles non précisés. Les entreprises sans dirigeant retenu sont classées « dirigeant inconnu ». Le dirigeant retenu est celui déclaré aujourd’hui, qui peut ne plus être celui en place au jour du jugement. Son âge est mesuré au jour du jugement pour les entreprises défaillantes et à la date du calcul pour les entreprises en activité : la comparaison est donc approximative.
- Nombre de salariés : tranche d’effectif du répertoire Sirene pour l’année 2024, dernière année connue.
- Septembre 2026 : une petite partie des jugements de septembre 2026, publiés tardivement, n’est pas encore incluse. L’année précédente, environ 1,5 % des jugements de septembre avaient été publiés plus d’un mois après la fin du mois.
- Chiffres provisoires : données arrêtées au 27 octobre 2026, susceptibles d’être révisées à la marge.
- Fichier CSV : pour les entrepreneurs individuels (personnes physiques), ni le SIREN, ni la date de création, ni l’âge du dirigeant ne sont indiqués ; l’âge de l’entreprise est donné en années et par tranche. Les statistiques sur l’âge du dirigeant de la section 7 incluent les entrepreneurs individuels : elles ne peuvent donc pas être entièrement recalculées à partir du fichier. Le dictionnaire des colonnes décrit chaque colonne.
Pour une vue tous secteurs confondus : baromètre des défaillances d’entreprises en France.