Cette étude recense les défaillances d’entreprises (redressements et liquidations judiciaires) dans l’hôtellerie entre le 1er octobre 2025 et le 30 septembre 2026, et les compare à celles des douze mois précédents. Elle complète le baromètre national des défaillances d’entreprises, qui couvre tous les secteurs sur la même période.
Chiffres clés
- 343 entreprises hôtelières ont connu une défaillance entre octobre 2025 et septembre 2026, contre 288 entre octobre 2024 et septembre 2025. Évolution : +19,1 %. Pour l’ensemble des entreprises, tous secteurs confondus, notre comptage donne 71 355 défaillances sur la même période, en hausse de 4,1 %.
- 95,0 défaillances pour 10 000 entreprises hôtelières en activité : 343 défaillances pour 36 101 entreprises hôtelières en activité. Pour l’ensemble des entreprises, le taux est de 53,7 pour 10 000.
- La hausse est portée par la période de janvier à juin 2026 : 207 défaillances de janvier à juin 2026, contre 147 de janvier à juin 2025 (+40,8 %). D’octobre à décembre 2025, le nombre avait baissé (77 contre 94).
- Moins d’une défaillance d’hôtel sur deux est une liquidation directe : 49,0 % des défaillances d’hôtels, contre 64,4 % pour l’ensemble des entreprises.
- 36,2 % des sociétés hôtelières défaillantes d’au moins 3 ans dont les fonds propres sont connus (47 sur 130) avaient des fonds propres négatifs, contre 22,9 % des sociétés hôtelières en activité à millésime de comptes comparable.
Comment lire cette étude
- Défaillance : ouverture d’un redressement judiciaire ou d’une liquidation judiciaire, à la date du jugement. Définition de la Banque de France, avec quatre différences d’application (voir la note de méthode).
- Période étudiée : du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2026 (douze mois).
- Période de comparaison : du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025 (les douze mois précédents).
- Évolution : variation, en pourcentage, du nombre de défaillances de la période étudiée par rapport à la période de comparaison.
- Hôtels : entreprises dont l’activité principale est « hôtels et hébergement similaire », code d’activité INSEE (code APE) 55.10Z. Les meublés de tourisme, gîtes et résidences de courte durée (55.20Z), les campings (55.30Z) et les autres hébergements (55.90Z) n’en font pas partie ; ils sont présentés à titre de comparaison.
- Entreprise : toute unité inscrite au répertoire Sirene (sociétés, entrepreneurs individuels, associations). Société : entreprise constituée en société (SARL, SAS, etc.) ; seules les sociétés publient des comptes.
- Liquidation directe : le tribunal prononce la liquidation dès le premier jugement, sans période de redressement.
- Taux pour 10 000 : nombre de défaillances de la période étudiée, divisé par le nombre d’entreprises en activité de la même activité (et de la même région dans les tableaux géographiques), puis multiplié par 10 000. Les associations, organismes publics et sociétés civiles sont exclus du numérateur comme du dénominateur.
- Seuil de 20 : l’évolution n’est pas calculée si l’une des deux périodes compte moins de 20 défaillances ; le taux n’est pas calculé si la période étudiée en compte moins de 20.
- Aléa statistique : d’une année sur l’autre, le nombre de défaillances varie aussi par hasard. Avec environ 300 cas, une hausse de 19,1 % dépasse la marge de variation habituelle. Les évolutions qui portent sur quelques dizaines de cas (régions, trimestres) appellent davantage de prudence.
1. Défaillances d’hôtels et des autres hébergements
| Activité (code APE) | Défaillances d’octobre 2025 à septembre 2026 | Défaillances d’octobre 2024 à septembre 2025 | Évolution | Défaillances pour 10 000 entreprises en activité | Part des liquidations directes |
|---|---|---|---|---|---|
| Hôtels et hébergement similaire (55.10Z) | 343 | 288 | +19,1 % | 95,0 | 49,0 % |
| Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (55.20Z) | 139 | 93 | +49,5 % | 11,2 | 65,5 % |
| Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs (55.30Z) | 32 | 33 | -3,0 % | 46,4 | 34,4 % |
| Autres hébergements (55.90Z) | 5 | 1 | non calculée | non calculé | non calculée |
| Ensemble de l’hébergement (somme des quatre lignes ci-dessus) | 519 | 415 | +25,1 % | 31,4 | 52,6 % |
Lecture :
- Les hôtels représentent deux tiers des défaillances de l’hébergement (343 sur 519).
- Le taux de défaillance des hôtels (95,0 pour 10 000) est trois fois celui de l’ensemble de l’hébergement (31,4). Cet écart s’explique par le grand nombre de meublés de tourisme et de résidences de courte durée en activité (55.20Z), dont le taux de défaillance est faible (11,2 pour 10 000).
- La part des liquidations directes est plus faible dans l’hôtellerie (49,0 %) que pour l’ensemble des entreprises (64,4 %) : les hôtels passent plus souvent par un redressement judiciaire.
2. Évolution mois par mois et trimestre par trimestre
Défaillances d'hôtels, mois par mois, sur les deux périodes
Nombre de défaillances par mois, hôtels (55.10Z) ; plus la case est foncée, plus le nombre est élevé
Septembre 2026 : une petite partie des jugements, publiés tardivement, n'est pas encore incluse.
| Période | oct. | nov. | déc. | janv. | févr. | mars | avr. | mai | juin | juil. | août | sept. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Octobre 2024 à septembre 2025 | 35 | 32 | 27 | 32 | 33 | 21 | 23 | 16 | 22 | 21 | 5 | 21 |
| Octobre 2025 à septembre 2026 | 25 | 20 | 32 | 32 | 38 | 47 | 38 | 23 | 29 | 23 | 3 | 33 |
Chaque trimestre de la période étudiée est comparé au même trimestre un an plus tôt.
| Trimestre | Défaillances sur ce trimestre | Défaillances sur le même trimestre un an plus tôt | Évolution |
|---|---|---|---|
| Octobre à décembre 2025 (comparé à octobre à décembre 2024) | 77 | 94 | -18,1 % |
| Janvier à mars 2026 (comparé à janvier à mars 2025) | 117 | 86 | +36,0 % |
| Avril à juin 2026 (comparé à avril à juin 2025) | 90 | 61 | +47,5 % |
| Juillet à septembre 2026 (comparé à juillet à septembre 2025) | 59 | 47 | +25,5 % |
Lecture :
- D’octobre à décembre 2025, les défaillances d’hôtels baissent (77 contre 94). Elles augmentent ensuite nettement de janvier à mars 2026 (+36,0 %) et d’avril à juin 2026 (+47,5 %) : ce sont les deux seules évolutions trimestrielles qui dépassent la marge de variation habituelle.
- De juillet à septembre 2026, la hausse est de 25,5 % (59 contre 47), mais elle porte sur peu de cas et reste dans la marge de variation habituelle.
- Mars 2026 est le mois le plus élevé de la période : 47 défaillances, contre 21 en mars 2025.
- Août 2026 compte 3 défaillances (5 en août 2025) ; septembre 2026 en compte 33.
3. Défaillances par région
La région est celle du siège de l’entreprise. Régions comptant au moins 20 défaillances d’hôtels sur la période étudiée, par ordre alphabétique.
| Région | Défaillances d’octobre 2025 à septembre 2026 | Défaillances d’octobre 2024 à septembre 2025 | Évolution | Défaillances pour 10 000 hôtels en activité dans la région |
|---|---|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 68 | 44 | +54,5 % | 121,6 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 21 | 16 | non calculée | 166,7 |
| Grand Est | 24 | 16 | non calculée | 126,7 |
| Île-de-France | 38 | 43 | -11,6 % | 48,4 |
| Nouvelle-Aquitaine | 42 | 37 | +13,5 % | 138,8 |
| Occitanie | 47 | 33 | +42,4 % | 147,7 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 39 | 29 | +34,5 % | 93,1 |
Les chiffres des autres régions peuvent être calculés à partir du fichier CSV téléchargeable, qui contient une ligne par défaillance. Une défaillance concerne un siège non localisé (siège hors de France ou adresse non renseignée au répertoire) : elle est comptabilisée dans le total national, mais dans aucune région.
Lecture :
- Sur la hausse de 55 défaillances d’hôtels au niveau national (343 contre 288), 24 proviennent d’Auvergne-Rhône-Alpes (68 contre 44). C’est la seule hausse régionale qui dépasse la marge de variation habituelle ; celles d’Occitanie (+42,4 %) et de Provence-Alpes-Côte d’Azur (+34,5 %) portent sur moins de 50 cas.
- L’Île-de-France est la seule région parmi celles du tableau où le nombre de défaillances d’hôtels baisse (38 contre 43). Son taux (48,4 pour 10 000) est inférieur à celui de l’ensemble des entreprises (53,7).
Défaillances d'hôtels par région, d'une période à l'autre
Nombre de défaillances d'hôtels (55.10Z), par région du siège, octobre 2024 à septembre 2025 et octobre 2025 à septembre 2026
En couleur : régions comptant au moins 20 défaillances sur la période étudiée, en bleu foncé en cas de hausse et en bleu clair en cas de baisse. L'évolution n'est indiquée que si les deux périodes comptent au moins 20 défaillances. En gris : autres régions.
| Zone | Oct. 2024 à sept. 2025 | Oct. 2025 à sept. 2026 |
|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 44 | 68 (+54,5 %) |
| Bourgogne-Franche-Comté | 16 | 21 |
| Bretagne | 16 | 3 |
| Centre-Val de Loire | 8 | 12 |
| Corse | 4 | 2 |
| Grand Est | 16 | 24 |
| Guadeloupe | 0 | 2 |
| Guyane | 0 | 2 |
| Hauts-de-France | 11 | 14 |
| Île-de-France | 43 | 38 (-11,6 %) |
| La Réunion | 2 | 6 |
| Martinique | 0 | 3 |
| Mayotte | 0 | 1 |
| Normandie | 16 | 10 |
| Nouvelle-Aquitaine | 37 | 42 (+13,5 %) |
| Occitanie | 33 | 47 (+42,4 %) |
| Pays de la Loire | 12 | 8 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 29 | 39 (+34,5 %) |
Défaillances pour 10 000 entreprises hôtelières en activité, par région, d'octobre 2025 à septembre 2026
Régions comptant au moins 20 défaillances d'hôtels sur la période, et total France (en gris)
Région du siège. Ligne rouge : ensemble des entreprises, tous secteurs confondus (53,7 pour 10 000). Les taux calculés sur 20 à 30 défaillances (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est) sont fragiles.
| Région | Pour 10 000 entreprises hôtelières | Défaillances |
|---|---|---|
| Bourgogne-Franche-Comté | 166,7 | 21 |
| Occitanie | 147,7 | 47 |
| Nouvelle-Aquitaine | 138,8 | 42 |
| Grand Est | 126,7 | 24 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 121,6 | 68 |
| Total hôtels, France | 95,0 | 343 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 93,1 | 39 |
| Île-de-France | 48,4 | 38 |
4. Défaillances par département
- Aucun département ne compte 20 défaillances d’hôtels ou plus sur la période étudiée : les taux et les évolutions départementales ne sont pas calculés.
- Les départements qui comptent le plus de défaillances d’hôtels sont Paris (15 défaillances, contre 24 un an plus tôt), les Bouches-du-Rhône (14, contre 7), la Savoie (14, contre 4), le Bas-Rhin (11, contre 2), puis l’Hérault, le Puy-de-Dôme et le Rhône (10 chacun).
- Les défaillances sont dispersées : 92 départements comptent au moins une défaillance d’hôtel, et les cinq départements les plus concernés ne représentent que 18,7 % du total.
- Les chiffres de chaque département peuvent être calculés à partir du fichier CSV téléchargeable.
5. Profil des entreprises qui ont connu une défaillance
- Forme juridique : sur 343 défaillances d’hôtels, 323 concernent des sociétés et 20 des entrepreneurs individuels. Les jugements publiés sans numéro SIREN, qui concernent surtout des entrepreneurs individuels, ne sont pas comptés. Pour les seules sociétés, le taux est de 108,3 défaillances pour 10 000 sociétés hôtelières en activité (323 sur 29 818).
- Âge de l’entreprise : 17,6 % des sociétés hôtelières ayant connu une défaillance avaient moins de 3 ans au jour du jugement (57 sur 323), contre 11,1 % des sociétés hôtelières en activité (3 304 sur 29 818) : les sociétés de moins de 3 ans sont plus représentées parmi les défaillances que parmi les sociétés en activité. La comparaison porte sur les seules sociétés, car les entrepreneurs individuels sont sous-comptés parmi les défaillances (jugements sans SIREN). L’âge médian des hôtels défaillants est de 8 ans au jour du jugement.
- Nombre de salariés, selon le dernier effectif connu (2024) : 18 entreprises n’avaient aucun salarié, 176 de 1 à 9 salariés, 54 de 10 à 49 salariés et 1 au moins 50 salariés. Le nombre de salariés n’est pas connu pour 94 entreprises. Pour les 249 entreprises dont l’effectif est connu, ces défaillances concernent entre 1 320 et 2 569 salariés.
6. Situation financière des sociétés avant leur défaillance
Champ : sociétés d’au moins trois ans. Parmi les 266 sociétés hôtelières d’au moins trois ans ayant connu une défaillance, 138 avaient publié des comptes avant le jugement : ce sont les sociétés dont les comptes sont connus. Pour 84 de ces 138 sociétés, les derniers comptes publiés avaient été clos deux ans ou plus avant le jugement ; seules 54 avaient des comptes clos moins de deux ans avant.
Les comptes des sociétés défaillantes sont donc souvent plus anciens que ceux des sociétés en activité. Pour comparer des comptes de même âge, la part des sociétés en activité est recalculée en attribuant à chaque année de clôture le même poids que chez les sociétés défaillantes (millésime de comptes comparable).
| Indicateur | Sociétés hôtelières qui ont connu une défaillance | Sociétés hôtelières en activité, à millésime de comptes comparable | Sociétés hôtelières en activité, derniers comptes connus |
|---|---|---|---|
| Part des sociétés en perte (résultat net négatif) | 51,1 % (68 sur 133) | 36,7 % | 35,3 % (4 687 sur 13 289) |
| Part des sociétés à fonds propres négatifs | 36,2 % (47 sur 130) | 22,9 % | 21,8 % (2 778 sur 12 717) |
Les effectifs varient selon l’indicateur : parmi les 138 sociétés dont les comptes sont connus, 133 ont un résultat net renseigné et 130 ont des fonds propres renseignés.
Les hôtels défaillants étaient plus souvent en perte et à fonds propres négatifs
Part des sociétés hôtelières concernées, en %
Sociétés d'au moins trois ans dont les comptes sont connus. Pour les hôtels en activité, les comptes retenus sont des mêmes années que ceux des hôtels défaillants (voir la note de méthode).
| Indicateur | Hôtels défaillants | Hôtels en activité |
|---|---|---|
| En perte dans les derniers comptes publiés | 51,1 % | 36,7 % |
| Fonds propres négatifs dans les derniers comptes publiés | 36,2 % | 22,9 % |
- Chiffre d’affaires médian des sociétés défaillantes : 375 000 €, calculé sur les 79 sociétés dont le chiffre d’affaires est publié (il ne l’est ni pour les comptes confidentiels, ni lorsque la rubrique n’est pas renseignée). Pour les sociétés hôtelières en activité, il est de 623 000 € (7 922 sociétés), sur des comptes en moyenne plus récents.
- Comptes confidentiels : 37,0 % des sociétés défaillantes dont les comptes sont connus avaient choisi de garder leur compte de résultat confidentiel (51 sur 138), une part proche de celle des sociétés hôtelières en activité (34,0 %).
7. Âge du dirigeant
Champ : sociétés uniquement, comme pour l’âge de l’entreprise et les comptes. Le dirigeant est connu pour 91,0 % des sociétés hôtelières défaillantes (294 sur 323), contre 68,7 % des sociétés hôtelières en activité (20 493 sur 29 818) : cette différence de couverture limite la portée de la comparaison.
- 31,6 % des sociétés hôtelières défaillantes étaient dirigées par une personne de 60 ans ou plus (93 sur les 294 dont le dirigeant est connu, âge au jour du jugement).
- Parmi les sociétés hôtelières en activité, cette part est de 38,8 % (7 958 sur 20 493, âge à la date du calcul). Les dirigeants de 60 ans ou plus ne sont donc pas plus fréquents parmi les sociétés défaillantes ; ils le sont plutôt moins, sous réserve des limites de couverture et de date de mesure indiquées.
- 12,9 % des dirigeants des sociétés hôtelières défaillantes avaient moins de 40 ans (38 sur 294), contre 11,1 % des dirigeants des sociétés hôtelières en activité (2 280 sur 20 493) : aucun écart notable.
Les sociétés de moins de 3 ans sont plus fréquentes parmi les hôtels défaillants
Part des sociétés hôtelières concernées, en %
Sociétés uniquement. Dirigeant de 60 ans ou plus : sociétés dont le dirigeant est connu (91 % des défaillantes, 69 % des sociétés en activité) ; âge au jugement pour les défaillantes, à la date du calcul pour les sociétés en activité (voir les sections 5 et 7).
| Indicateur | Hôtels défaillants | Hôtels en activité |
|---|---|---|
| Société de moins de 3 ans | 17,6 % | 11,1 % |
| Dirigeant de 60 ans ou plus (dirigeant connu) | 31,6 % | 38,8 % |
Données téléchargeables
Le fichier CSV contient une ligne par défaillance, sur les deux périodes, pour les hôtels et les autres hébergements, avec le lien vers l’annonce du BODACC, la date et le type de jugement, l’activité, le département, la forme de l’entreprise, son âge, sa tranche de salariés, ses derniers comptes publiés avant le jugement et la tranche d’âge de son dirigeant. Il permet de refaire les calculs de cette étude. Séparateur : point-virgule ; encodage UTF-8. Le dictionnaire des colonnes décrit chaque colonne du fichier.
Note de méthode
- Sources : jugements publiés au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales) ; répertoire Sirene de l’INSEE (activité, adresse du siège, nombre de salariés, date de création) ; comptes annuels déposés au registre national des entreprises (INPI) ; dirigeants déclarés au registre national des entreprises.
- Sont comptés comme défaillances : l’ouverture d’un redressement judiciaire ; l’ouverture directe d’une liquidation judiciaire ; un redressement ou une liquidation ouvert après l’échec d’un plan de sauvegarde ou de redressement, ou une liquidation prononcée plus de 18 mois après un redressement en l’absence de plan publié (durée maximale de la période d’observation) ; la conversion d’une procédure de sauvegarde en redressement ou en liquidation. Une annonce qui prononce seulement la résolution d’un plan, sans ouvrir de redressement ni de liquidation, n’est pas comptée. Les procédures de sauvegarde et le passage d’un redressement à une liquidation (même défaillance, déjà comptée à l’ouverture du redressement) ne sont pas comptés.
- Quatre différences d’application avec la Banque de France : (1) les jugements publiés sans numéro SIREN (6 % du total national) ne sont pas rattachés à une activité et sont exclus des chiffres par activité (pour les hôtels, une défaillance de la période étudiée est dans ce cas) ; (2) une liquidation prononcée plus de 18 mois après un redressement sans plan publié est comptée comme une nouvelle défaillance ; (3) les extensions de procédure à une autre entreprise ne sont pas comptées ; (4) l’activité est le code APE actuel, et non celui du jour du jugement.
- Doublons : un second jugement de la même entreprise intervenu moins de 90 jours après le premier n’est pas compté (même défaillance publiée deux fois).
- Total national : 71 355 est notre comptage, avec la même méthode que cette étude, sur l’ensemble des jugements publiés au BODACC. Ce chiffre ne correspond pas à celui publié par la Banque de France, qui peut différer.
- Taux national et taux par activité : le taux national (53,7 pour 10 000) est celui de notre baromètre national. Il inclut les jugements publiés sans numéro SIREN (6 % du total national, surtout des entrepreneurs individuels), que les taux par activité ne peuvent pas inclure. À l’inverse, son dénominateur compte aussi les entreprises dont le code d’activité relève encore de l’ancienne nomenclature, que les taux par activité excluent (environ 8 800 entreprises hôtelières, qui ne connaissent presque aucune défaillance). Calculé sur une base homogène, le taux national serait d’environ 58 pour 10 000 : le taux des hôtels resterait environ 1,65 fois plus élevé, contre 1,77 fois avec le taux publié.
- Entreprises en activité : le décompte porte sur les entreprises (unités légales), et non sur les établissements : une entreprise qui exploite plusieurs hôtels compte pour une. Seules les entreprises dont le code d’activité relève de la nomenclature actuelle (NAF rév. 2) sont retenues, au numérateur comme au dénominateur. Un seul stock, celui de la date du calcul, sert pour tous les taux et toutes les comparaisons. Les jugements ont été extraits le 27 octobre 2026. Le répertoire Sirene compte comme en activité toutes les unités non cessées, y compris certaines sans activité économique réelle : ce nombre est supérieur au décompte de l’INSEE. Les taux ne sont donc pas comparables à un taux officiel, mais restent comparables à notre taux national, construit de la même façon. Le stock retenu ne comprend que les entreprises encore en activité, ce qui exclut celles disparues pendant la période (biais de survie, de même sens pour les deux périodes).
- Activité : code APE actuel de l’entreprise, au siège. Chaque entreprise est classée selon son activité principale : un hôtel exploité par une société dont l’activité principale est la restauration n’est pas compté. À l’inverse, quelques entreprises classées 55.10Z n’exploitent pas directement d’hôtel (sociétés de portefeuille, par exemple).
- Comptes : seuls les comptes publiés avant le jugement sont retenus. Lorsque la date de dépôt n’est pas connue, elle est estimée à sept mois après la clôture de l’exercice. Pour les sociétés dont les comptes sont confidentiels, seul le compte de résultat est confidentiel : le résultat net et les fonds propres sont lus au bilan, qui est public.
- Dirigeant : personne physique la plus haut placée parmi les dirigeants actuellement déclarés : d’abord les rôles de direction (entrepreneur individuel, président, gérant, directeur général ou délégué, membre du directoire), à défaut les associés et membres de conseil (administrateur, conseil de surveillance). Ne sont jamais retenus : les commissaires aux comptes et contrôleurs, les liquidateurs et mandataires de justice, les titulaires d’un pouvoir d’engager, les représentants d’une société étrangère, les mandataires fiscaux, les indivisaires et les rôles non précisés. Les entreprises sans dirigeant retenu sont classées « dirigeant inconnu ». Le dirigeant retenu est celui déclaré aujourd’hui, qui peut ne plus être celui en place au jour du jugement. Son âge est mesuré au jour du jugement pour les entreprises défaillantes et à la date du calcul pour les entreprises en activité, ce qui rend la comparaison approximative.
- Nombre de salariés : tranche d’effectif du répertoire Sirene pour l’année 2024, dernière année connue.
- Septembre 2026 : une petite partie des jugements de septembre 2026, publiés tardivement, n’est pas encore incluse. L’année précédente, environ 1,5 % des jugements de septembre avaient été publiés plus d’un mois après la fin du mois.
- Chiffres provisoires : données arrêtées au 27 octobre 2026, susceptibles d’être révisées à la marge.
- Fichier CSV : pour les entrepreneurs individuels (personnes physiques), ni le SIREN, ni la date de création, ni l’âge du dirigeant ne sont indiqués ; l’âge de l’entreprise est donné en années et par tranche.
Pour une vue tous secteurs confondus : baromètre des défaillances d’entreprises en France.